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    Cet article est disponible en [nl]  

    Cannabis, presse et politique

    Les parlementaires ont quotidiennement accès à tout ce qui paraît dans la presse nationale et internationale. Il n’est donc pas étonnant qu’ils se contentent de lire les titres ou les articles les concernant directement, eux ou leur parti. Ceci n’est pas un secret et on ne peut les accuser de paresse car leur lecture en diagonale est liée à une overdose de (dés) informations. Ainsi, le décodage des actualités devient de plus en plus superficiel et le tout est absorbé sans pensée critique.

    « Le cannabis rend plus susceptible de consommer de l’héroïne », titre un journal populiste flamand. L’auteur se réfère à une publication scientifique et conclu en ces termes : « ... ce qui prouve la théorie du stepstone ». C’est ce que les journaux nous servent à l’envi. En l’occurrence, ce journaliste s’est basé sur le résumé d’un article effectué par un employé d’une des huit agences de presse internationale. Le journaliste lui-même n’a pas fait l’effort de lire l’article original car s’il en avait pris la peine, il aurait lu une tout autre histoire. En effet, le cannabis n’est pas en cause, mais bien le THC (tetrahydrocannabinol), un des soixante-dix cannabinoïdes, mais aussi un des cinq cent éléments contenus dans la fleur de cannabis. Le comble de cette histoire est qu’il ne s’agissait pas de THC naturel mais d’un cannabinoïde synthétique appelé WIN55,212-2, une molécule qui lui ressemble peut-être, mais qui n’est en rien du THC naturel... Et encore moins du THC naturel au sein des 500 éléments qui interagissent dans la fleur.

    En outre, le mode de consommation utilisé dans cette étude est totalement incompatible avec l’usage du cannabis. On peut fumer ce dernier, le manger et le boire en infusion, mais en aucun cas se l’administrer par intraveineuse.

    Quant au WIN55,212-2, il est dilué dans de l’éthanol, puis ce mélange est évaporé sous nitrogène, le résidu étant dilué dans une solution de 0,9 % de NaCl et d’émulsionnant E433. Ce résultat est injecté via un cathéter sous le péritoine du rat. L’animal est au préalable anesthésié avec de l’ISUFLURAN. Après injection du THC synthétique, le cathéter est nettoyé à l’aide d’HERAPINE et d’AMPICILLINE, toutes substances que le rat consomme par conséquent durant l’expérience. Il reçoit en plus un antidouleur, du CARPROFEN.

    Dans cette étude, l’animal est entraîné à presser sur un bouton dans sa cage pour obtenir une petite dose de méthadone. Un autre bouton est disponible, sans qu’il soit précisé ce qu’il offrait au rat... Quoi qu’il en soit, il n’y avait ni cannabis ni héroïne dans cette expérience, pourtant mis en exergue dans le titre.

    Conclure de cette étude que la consommation de cannabis mène à celle d’héroïne n’est pas de la science mais une simple escroquerie.

    Aucune analyse, aucune critique dans le journal où l’on ne trouve qu’un grand titre. Evidemment, « cannabis » et « marihuana » sont de bien meilleures accroches que « WIN55,212-2 ».

    Le politicien n’a lu que le titre. Il s’en contente, d’autant que l’article ne l’aurait pas mieux renseigné. Il est ainsi conforté dans sa méconnaissance, ce qui peut être rassurant, mais propice au maintien d’une prohibition injustifiable.

    Il ne s’agit que d’un exemple de désinformation. Les journaux scientifiques en regorgent, car ceux qui sont censés chercher pour découvrir ce qui est, avec l’esprit le plus ouvert et le plus objectif possible, sont en fait guidés par la nécessité de publier et /ou d’obtenir des fonds pour subsister.

    Voici d’ailleurs quelques autres perles trouvées parmi ces publications supposées sérieuses.

    « Selon une étude, la marihuana affecte la croissance des cellules cérébrales », titre le Journal of Clinical Investigation. Là aussi, le chercheur a utilisé une méthode fort contestable, car très éloignée du mode de consommation du cannabis. Son étude consistait à injecter dans le cerveau de souris un cannabinoïde synthétique, le HU-210, qui est jusqu’à 800 fois plus puissant que le THC naturel. Projeter le résultat de cette étude sur les effets de la consommation de la marihuana est scientifiquement irrecevable.

    Le 24 avril 2014, plusieurs sites Internet ont publié un article titré « Le cannabis peut nuire au cœur », traitant de la toxicité présumée et des « risques mortels liés au cannabis ». L’étude sur laquelle s’appuyaient ces publications est parue dans le Journal of American Heart Association.

    Pourtant, ce que suggère leur titre est complètement faux. L’auteur de l’étude, le professeur Emilie Jouanjus, en est surprise et agacée.

    « Lorsqu’un patient est pris en charge pour une pathologie, les professionnels de la santé cherchent à en déterminer la raison. Si toutes les causes habituelles sont écartées au cours des premiers examens, ils peuvent soupçonner l’existence d’une origine "inhabituelle" : si le malade fait état de la prise d’un médicament ou de l’exposition à une substance chimique, le médecin doit théoriquement notifier le soupçon aux autorités de surveillance compétentes. »

    En 5 ans - de 2006 à 2010 - 1979 de ces notifications spontanées ont, en France, concerné l’usage du cannabis. Sur ces 1979 cas déclarés, 35 ont concerné des sujets chez qui était survenu un trouble cardiovasculaire grave.

    « Il est très difficile d’établir un lien de cause à effet », insiste Emilie Jouanjus.

    « L’augmentation du nombre de déclarations pourrait avoir une origine purement sociologique - les patients faisant peut-être plus volontiers part de leur usage du cannabis à leur médecin qu’auparavant (du fait, par exemple, de représentations moins culpabilisantes de cette substance dans la société). »

    L’important reste de déterminer si, même très rares, des effets graves peuvent être imputables au cannabis. Mais en Europe, le cannabis est presque toujours consommé avec du tabac.

    « C’est effectivement l’une des limites de l’étude », note Emilie Jouanjus. « Il est très difficile de réaliser cette comparaison, puisqu’en France, le tabac - comme l’alcool - ne rentre pas dans le champ de l’addictovigilance. »

    Ces notifications spontanées, 35 en 5 ans concernant le coeur, mettent peut-être simplement en exergue un effet du tabac. Peut-être relèvent-elles aussi d’un effet statistique (un petit pourcentage de maladies cardiovasculaires touche la population des hommes jeunes, parmi lesquels se trouvent des consommateurs de cannabis, sans lien de cause à effet). Pour l’heure, les auteurs de l’étude se sont contentés de rapporter « un signal ».

    Une autre bonne raison de s’agacer est la répétition incessante du mot « illégal » dans beaucoup d’articles scientifiques sur les drogues, comme ce terme désignait une propriété pharmacologique.

    Citons :

    « Vu les nombreux éléments qui jouent un rôle dans le phénomène du ‘stepstone’, il n’est pas facile de faire un rapport entre le cannabis et l’abus d’autres drogues illégales. »

    « Les jeunes consommateurs de marihuana– âgés de 14 ans ou moins – seront plus tard susceptibles d’abuser d’autres drogues illégales. »

    Ainsi le professeur Didier Ebo de l’université UZ d’Anvers indique dans son étude sur les allergies : « Nos données montrent que l’abus du cannabis illégal peut provoquer une allergie au cannabis. »

    ‘L’abus illégal’ ? Mais que dire de l’abus de drogues « légales », vendues en pharmacie ? Ou de l’usage légal, voire de l’usage illégal de ces mêmes produits ?

    Si l’illégalité pose problème - car elle induit effectivement un marché noir, mafieux, où le cannabis est hors contrôle, souvent trafiqué au détriment des usagers -, si donc l’illégalité est LE problème, il faut immédiatement légaliser le cannabis, au nom de la santé publique.

    Etant donné que des affirmations non fondées servent indéfiniment de base aux nouvelles études, celles-ci se retrouvent entachées d’une égale nullité. Pour preuve, il suffit de chercher un peu sur Internet ou dans les journaux pour découvrir que la plupart des études se contentent d’en reprendre d’autres, elles-mêmes privées de fondements scientifiques et de sources fiables. Il devient ainsi presque impossible de trouver encore un résultat objectif. Cette paresse généralisée a contaminé à peu près toute la recherche sur le cannabis, confortant sans raison la politique de prohibition.

    Le cas présumé de « la mortalité causée par le cannabis » en est un très bel exemple.

    Lors d’un débat public organisé à Anvers par les jeunes du Parti Libéral, un professeur en gynécologie de l’université de Bruxelles, monsieur Hendrik Cammu, mentionnait des décès provoqués par le cannabis.

    En réponse à notre question au sujet de l’étude qui prouvait cela, il a envoyé plus tard un document daté de février 2014. Ce dernier faisait référence aux résultats obtenus dans des études précédentes et spécifiquement dans celle de Gabriel Nahas, publiée en 1972. Nahas, à l’époque sponsorisé par le NIDA (*), a pratiqué une expérience avec des primates. Il les plaça sous un masque à gaz pour les forcer à inhaler pendant cinq minutes – sans pause – la fumée d’environ cent grammes de cannabis. De ce traitement cruel résulta inévitablement une lésion cérébrale et la mort par étouffement.

    Quelques années plus tard Nahas perdra d’ailleurs ses budgets au NIDA, pour cause d’études frauduleuses. Il se rendra alors en France où il servira de conseiller en matière de drogues au Président Chirac...

    En 1993, le magazine « Maintenant » a publié un article de Michka, écrivaine et éditrice française, dans lequel la valeur scientifique de monsieur Nahas est réduite à néant. En réaction, il citera l’écrivaine devant le tribunal, mais le juge donnera raison à Michka. Suite à cette défaite cuisante, Nahas disparaîtra de la scène publique, tandis que ses études frauduleuses continueront inexplicablement à empoisonner les nouvelles recherches.

    On peut ainsi conclure que les rédacteurs et autres chercheurs ne lisent pas les études auxquelles ils se réfèrent... ou bien qu’ils se laissent tromper volontairement.

    Ainsi, le mensonge ou la malhonnêteté scientifique peut se perpétuer des années durant, voire des siècles, faute de recherches menées consciencieusement et objectivement.

    Mais ce qui nuit à la connaissance est profitable aux « nouvelles études » dont le financement est ainsi assuré. Il en va de même de la presse qui pourra continuer à en faire ses gros titres, sans s’inquiéter de la qualité des études.

    Il en va de même des politiciens, persistant à se laisser prendre à ces titres slogans. Et si eux-mêmes et leurs conseillers les utilisent pour justifier la prohibition du cannabis, on peut parler, sans exagérer, de mauvaise gestion politique.

    J. Nijsten

    (*) NIDA : National Institute on Drug Abuse

    Sources :

    Neuropsychopharmacology (2007) 32, 607–615. doi:10.1038/sj.npp.1301127 ; published online 5 July 2006 - Adolescent Cannabis Exposure Alters Opiate Intake and Opioid Limbic Neuronal Populations in Adult Rats - Maria Ellgren1, Sabrina M Spano1 and Yasmin L Hurd

    Cannabinoids promote embryonic and adult hippocampus neurogenesis and produce anxiolytic- and antidepressant-like effects - Wen Jiang1,2, Yun Zhang1, Lan Xiao1, Jamie Van Cleemput1, Shao-Ping Ji1, Guang Bai3 and Xia Zhang1 - 1Neuropsychiatry Research Unit, Department of Psychiatry, University of Saskatchewan, Saskatoon, Saskatchewan, Canada. 2Department of Neurology, Xijing Hospital, Fourth Military Medical University, Xi’an, People’s Republic of China. 3Department of Biomedical Sciences, Dental School, Program in Neuroscience, University of Maryland, Baltimore, Maryland, USA.

    Cannabis Use : Signal of Increasing Risk of Serious Cardiovascular Disorders - Emilie Jouanjus, PharmD, PhD ; Maryse Lapeyre‐Mestre, MD, PhD ; Joelle Micallef, MD, PhD, The French Association of the Regional Abuse and Dependence Monitoring Centres (CEIP‐A) Working Group on Cannabis Complications*

    2014 04 28 Cannabis et accidents cardiaques : une piste à explorer... rien de plus

    Toxicology and pharmacology of cannabis sativa with special reference to Δ 9-THC - Author : Gabriel G. NAHAS - Pages : 11 to 27 - Creation Date : 1972/01/01 - Toxicology and pharmacology of cannabis sativa with special reference to Δ 9 –THC - M.D. Ph.D. Gabriel G. NAHAS Professor of Anaesthesiology, College of Physicians and Surgeons of Columbia University, New York

    Het Laatste Nieuws - “Cannabisgebruik maakt kwetsbaarder voor heroïne”

    De Morgen 4 april 1996 – ‘Cannabisoorlog in Parijse rechtzaal’
    Archief cannaclopedia

       

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